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Footballeur Lyonnais dans les affaires

Publier le Jeudi, juillet 9, 2009

A l’instar de Sonny Anderson avec « Mon Brésilien », Grégory Coupet vient de baisser le rideau du restaurant « le Grand Stadium » (voir ci dessous). Mais les footballeurs et le monde des affaires, ce n’est pas forcément une histoire vouée à l’échec. A Lyon, Karim Benzema (Les 7 Merveilles à Décines) et Sylvain Wiltord (Le Ness aux Brotteaux) ont investi dans des restaurants. Eric Abidal est associé dans une des plus belles affaires de la ville, le Grand Café des Négociants. Deux autres latéraux lyonnais, Anthony Réveillère (magasin de chaussures place des Célestins) et François Clerc, ont des commerces à Lyon.

« On est associé avec François à 50/50 dans le salon de coiffure C&C rue de Sèze », explique Gilles Cellupica. « C’est une histoire d’amitié, le but n’est pas de mettre en avant son image ».

« La plupart des footballeurs ont quand même mangé de l’argent dans le commerce, et ce n’est pas un investissement que je conseille car il faut avoir le temps de s’en occuper », tempère Christophe Breton. L’ancien gardien de l’OL est aujourd’hui courtier d’assurances et conseil en gestion de patrimoine à Lyon. Il collabore avec de nombreux footballeurs pour leur « stratégie patrimoniale ». Avec une vision de chef d’entreprise. « Il faut d’abord garantir la prévoyance du sportif de haut niveau, réaliser un audit fiscal pour s’assurer d’être à jour des impôts, puis constituer des réserves de trésorerie et investir dans l’immobilier ».

Et c’est là que la société apparaît. « Sans la création d’une société civile immobilière (SCI), le joueur est taxé à 40 % sur son patrimoine immobilier », détaille Christophe Breton. « La création de cette SCI présente des avantages fiscaux et successoraux. Avec les investissements loi Malraux, on peut envisager une défiscalisation partielle ou totale des travaux dans l’ancien ».

Autre type d’entreprises prisées par les joueurs, les sociétés qui gèrent leur droit à l’image. « Elles permettent d’encaisser l’argent mais en défalquant des frais. A la place d’un impôt à 40 %, les résultats sont taxés à l’impôt sur les sociétés, avec une tranche à 15 % de 0 à 38 000 euros de bénéfices et une autre tranche à 33 % au dessus ». En clair, les joueurs -comme n’importe quel citoyen « aisé » – ont tout intérêt à créer leur société. Et à faire des investissements même lourds puisqu’ils payeront moins d’impôts tout en se constituant un patrimoine.

Si les joueurs lyonnais ont tant de sociétés, ils sont néanmoins encore loin de leur président. Selon le site infogreffe, Jean-Michel Aulas est présent dans 18 affaires, dont bien sûr l’OL et la Cegid, mais aussi plusieurs SCI.

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