Ils étaient 4 000, dans une joyeuse ambiance, à s’être amassés devant l’écran géant de la place Bellecour pour supporter leur club de cœur. « J’espère deux à rien pour Lyon, avec un grand Lloris, prédit Anthony, optimiste. Ses amis acquiescent. A 20 h 45, c’est avec chants et fumigènes que le match commence.
L’ambiance s’enflamme avec l’expulsion de Ribéry à la 37e minute : « C’est le début de la fin pour les Bavarois », lance Kevin en serrant le poing. Les minutes passent, à onze contre dix, les Olympiens dominent, mais ne marquent pas. Les encouragements des supporters ne s’en font que plus vifs.
A la 54e minute, la foule grince des dents : Toulalan est exclu pour un second carton jaune. « L’arbitre est sévère, tancera Colin après le match. Ni Ribéry ni Toulalan ne méritaient de sanctions aussi strictes ; un carton jaune aurait suffi ». La frappe victorieuse de Robben viendra littéralement doucher la belle confiance des aficionados lyonnais, précédant une fin de match tendue, partagée entre la crainte d’encaisser un second but et l’espoir d’égaliser.
Au coup de final, les spectateurs respirent, un peu déçus d’un résultat qui aurait pu être plus lourd. « Perdre un à zéro n’est pas la catastrophe. La qualification reste possible à Gerland, avec un public de feu », analyse Yann. Parmi les Lyonnais, alors que la place se vide, un supporter bavarois, bien seul, jubile : « Je ne dirais pas que c’est dans la poche, mais le Bayern a fait un grand pas vers la finale ». Un Lyonnais lui rétorque que « Lisandro en plantera deux au match retour pour rendre l’exploit encore plus beau ».

