En dépit d’une nouvelle offre de 18 millions et d’un nouveau refus, l’OL continue à s’accrocher
Claude Puel l’avait souligné avant-hier lors de la reprise de sa troupe: le dossier Lisandro Lopez restait ouvert. La preuve ? Dans la soirée, l’OL transmettait une nouvelle offre, a priori d’un montant de 18 millions d’euros, que Porto refusa. De source lusitanienne, on suggérera même que le champion du Portugal avait monté la barre au-delà des vingt millions afin sans doute de décourager les négociateurs lyonnais…
D’ailleurs, d’autres sources indiquaient hier que l’OL allait jeter l’éponge. Joint dans la soirée, Olivier Blanc, directeur de la communication du club lyonnais, démentit ce dernier élément: «Il y a effectivement eu une nouvelle proposition, mais les discussions ne sont en rien rompues. Nous n’avons pas abandonné.»
Dans le même temps, ou presque, l’OM avait trouvé un terrain d’entente avec Porto pour la venue de Lucho Gonzalez, autre Argentin de grand talent, mais qui lui a bel et bien officialisé sa venue en France en se mettant d’accord hier soir avec le club marseillais.
Bien que l’OL refuse de mettre en relation ces deux dossiers, on peut tout de même se demander si Porto, qui est sur le point de céder Aly Cissokho à l’Inter, au Milan, ou à Chelsea, éprouvera encore le besoin de vendre sachant qu’avec les 18 millions de Lucho Gonzalez et les 15 de Cissokho, il n’aura plus besoin de liquidités. Cette interrogation n’est pas la seule concernant ce dossier qui occupe la chronique lyonnaise depuis plusieurs semaines. C’est d’ailleurs ce laps de temps qui intrigue même si on a bien compris l’extrême dureté des négociations. Mais, on en vient à se demander si Lisandro Lopez n’est pas un paravent pour dissimuler une piste tenue soigneusement secrète. Comme on en vient à se demander si Karim Benzema, dont ceux qui le voient partir sont plus nombreux que ceux qui le voient rester, n’est pas en définitive la clé de voûte du mercato lyonnais.
Il est vrai que la période est propice à tous les questionnements, interprétations, et extrapolations diverses.
On en était là hier alors que l’on attaque le mois de juillet. Devant des médias nombreux et impatients, Claude Puel a défini le profil des candidats: «Les postes ont été ciblés. Nous voulons des joueurs offensifs, amenant de la percussion, et capables d’évoluer dans les intervalles.»
En attendant l’heureux, ou, les heureux élus, le mercato lyonnais a connu lors de ces dernières quarante-huit heures des soubresauts venus de Turquie et de Grèce. Dans le premier cas, Sidney Govou a clairement refusé Galatasaray. Dans le second cas, Olympiakos soufflait s’être mis d’accord avec Kim Källström pour un salaire annuel net de 2ME et un contrat de trois ans. Problème: l’OL ne veut pas se séparer du Suédois et le champion de Grèce, crise oblige, ne pourra aller au-delà des 5ME. Une offre qui sera évidemment refusée.


