La préfecture a déclenché hier matin le niveau 2 du plan canicule, mis en œuvre lorsqu’une vague de chaleur est en cours ou prévue à une échéance de 1 à 3 jours (plus de 20° la nuit et de 34° le jour). Pourquoi ne pas l’avoir lancé dès dimanche, lorsque Météo France a placé le Rhône en vigilance orange ? « Ce n’est qu’une formalisation. Le plan passe automatiquement en niveau 2 dès que le niveau de vigilance devient orange. Les informations ont été répercutées dès hier (ndlr : dimanche) sur l’ensemble des intervenants : établissements pour personnes âgées, mairies, police, secours, Conseil général… », a expliqué hier Francis Vuibert, préfet délégué pour l’égalité des chances. Le niveau 2 avait été déclenché en 2005 et en 2006 sur de courtes périodes. Ce niveau comprend aussi la mise en place d’une cellule de veille où sont centralisées des informations pouvant indiquer une aggravation de la situation : nombre d’appels reçus au « 15 », augmentation des pathologies et des décès, nombre de patients déshydratés ou victimes d’un coup de chaleur arrivant aux urgences… Pour l’instant, ces indicateurs restent « normaux », précise la Ddass, même si le nombre d’appels au « 15 » se situent dans la fourchette haute, avec 1 251 appels reçus samedi et 1 231 dimanche. Les représentants de l’Etat ont rappelé hier les précautions à prendre : boire régulièrement, se mettre au frais… « C’est un appel à l’ensemble de la population et pas seulement aux personnes âgées », a souligné Joël May, directeur de la Ddass, rappelant que plusieurs ouvriers étaient morts en 2006. Francis Vuibert a lancé « un appel à la solidarité »: « Il faut être attentif à ce qui se passe à côté de chez soi. »
Par ailleurs, la secrétaire d’Etat chargée des aînés Nora Berra se rendra aujourd’hui à l’Ehpad Monplaisir-la Plaine (119 avenue Paul-Santy, Lyon 8e), dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du plan canicule .
S.M

