Clinique du Parc : « On met tout le temps les patients en danger »
Infirmières, aides soignantes, agents de service hospitalier, brancardiers, agents administratifs, membres de la sécurité… toutes les catégories de personnel étaient représentées hier matin parmi les 90 grévistes qui manifestaient, à l’appel de la CGT et de la CFDT, devant la clinique du Parc à Lyon. C’est la première fois que le personnel de cette clinique se met en grève. « C’est dommage d’en arriver là mais c’est le cumul depuis le déménagement en 2007. Cette grève aurait déjà dû avoir lieu le jour de l’inauguration. Ils ont trop tiré sur la corde », explique Brigitte Martin, déléguée CFDT. C’est le changement du calcul de la prime d’intéressement qui a mis le feu aux poudres : en cas de déficit, les salariés ne toucheraient plus rien. « Cela fait des années que nous n’avons pas d’augmentation autre que la valeur du point de la Fédération hospitalière privée », précise Brigitte Martin. Les personnels déplorent aussi des conditions de travail de plus en plus pénibles. Hier, en salle de réveil, « un huissier est venu constater que les grévistes mettaient les patients en danger, or il n’y avait aucune urgence vitale », raconte une infirmière. «Mais, on met tout le temps les patients en danger, ajoutent des collègues. Pour compenser les absences qui ne sont pas remplacées, les infirmières de bloc font double journée… En orthopédie, le week-end, il n’y a qu’une infirmière pour 25 patients, et on fait 14 heures d’affilée sans pouvoir prendre de pause. »
En fin de journée, les salariés ont arrêté la grève après avoir obtenu le versement d’un accompte de prime d’intéressement au 1er juillet et l’ouverture de négociations sur les augmentations de salaires.

