« Producteurs en détresse ». Derrière cette banderole Jean-Marc, Éric et leur famille sont venus expliquer leurs difficultés aux visiteurs du parc de Lacroix-Laval, hier à Marcy-l’Étoile.
Sans agressivité, ils ont évoqué leurs soucis autour du verre de lait qu’ils offraient. La vache Régate, l’une des productrices, supportait l’averse qui a malheureusement réduit le public que les producteurs cherchaient à sensibiliser.
Les professionnels ont exposé les « sept jours sur sept de présence » qu’exige leur exploitation, et la nécessité d’obtenir un prix de vente qui non seulement couvre leur prix de revient, mais aussi, leur assure un salaire décent.
« L’écart est important entre un coût de revient de l’ordre de 35 centimes le litre et un prix de vente qui plafonne à 26 centimes » déplorent-ils. Pour bien plus de 35 heures par semaine. Présents récemment à Bruxelles, Éric et Jean-Marc ont constaté que leurs homologues allemands portent « la même revendication d’un marché régulé où les quantités mises en vente permettent un prix de vente convenable ».
Ils insistent sur la « juste rémunération » de leur travail, sans réclamer des aides et des subventions qui n’offrent « pas de solutions durables » et les rendent impopulaires en les faisant passer « pour des assistés ». Les visiteurs qui ont savouré avec gourmandise le lait offert ont signé sans hésitation la pétition qui leur était tendue. Ils l’ont fait d’autant plus volontiers que c’est avec conviction que les agriculteurs ont défendu leur métier, le mode de vie auquel ils sont attachés et leur utilité dans la préservation et l’entretien du milieu naturel.


