Huit jours après celui de Ternay, l’incendie qui a ravagé la « Halle aux vêtements » de Champagne-au-Mont-d’Or a provoqué la formation d’une colonne de fumée, visible de loin hier matin. A 7 h 45, les pompiers, appelés pour une fumée suspecte s’échappant du bâtiment, arrivent sur place, avenue du Général-de-Gaulle. Le sinistre n’est pas spectaculaire. A cette heure le magasin est fermé et, pour entrer, les pompiers doivent faire une ouverture.
Mais à l’intérieur, le feu couvait depuis longtemps, probablement sur une superficie importante et, soudain, le magasin s’embrase, moins de dix minutes après l’arrivée des pompiers dont aucun, par chance, n’est blessé. Face à l’ampleur du sinistre, d’importants renforts arrivent sur place, car l’incendie est extrêmement violent. En quelques instants, soixante-dix pompiers et vingt véhicules sont engagés dans un difficile combat contre les flammes.
Deux mille mètres carrés de la surface de vente du magasin sont en feu, et l’incendie menace de se propager à toute la surface de vente, à la réserve, aux bureaux, au magasin Chaussland et à une société de boxes de stockage pour des particuliers. Les pompiers doivent empêcher les fumées brûlantes de gagner du terrain et parviennent à faire des brèches dans la partie haute pour créer des exutoires. Ils réussissent aussi à installer à l’intérieur une lance à balayage automatique et, grâce à ces mesures, ils prennent le contrôle de la situation, évitant la propagation du sinistre. La structure métallique du bâtiment pose problème, car ce type de charpente résiste mal au feu, beaucoup moins longtemps notamment que des poutres en bois. Et, en moins d’heure, la partie avant du bâtiment s’effondre. A l’extérieur, la circulation est coupée sur la N6 avec une déviation et de gros ralentissements, tandis que les pompiers continuent d’arroser sans relâche les foyers qui subsistent sous les décombres brûlants. A plusieurs reprises, jusqu’au début d’après-midi, des flammes vite maîtrisées s’élèvent des vestiges du bâtiment. Pour déblayer et éteindre les derniers foyers, vingt pompiers restent mobilisés tout l’après-midi. Les dégâts sont considérables, même si la réserve et les bureaux n’ont pas brûlé. Et une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du feu, a priori accidentelle en l’absence de traces d’effraction. Il pourrait être dû à un court-circuit qui se serait produit dans la nuit.
Christine Mérigot

