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Impact internet sur la politique

Publier le Jeudi, juillet 23, 2009

Internet et la révolution numérique ne pouvaient pas leur échapper bien longtemps. On connaissait les blogs mais dorénavant internet c’est aussi (et surtout ?) Facebook et Twitter, les deux sites de réseaux sociaux les plus populaires. Et quand on connaît l’importance qu’a eue Twitter dans l’élection de Barack Obama, notamment pour mobiliser ses électeurs, on se disait bien que les politiques français et lyonnais n’allaient pas tarder à s’y mettre.

À ce petit jeu, c’est Gérard Collomb qui mène le bal lyonnais grâce à ses 4997 « amis » et 489 « followers » même s’il triche un peu puisqu’il n’est pas celui qui alimente ses pages. Un membre de son cabinet s’en charge. Ses collègues lyonnais ne sont pas en reste. Najat Belkacem compte ainsi 4923 « amis ». Dans l’opposition, Michel Havard en possède 669, tandis que l’ancien candidat à la mairie, Dominique Perben, possède un capital sympathie de 1 711. Au final, pas moins de 21 conseillers municipaux possèdent un compte Facebook. Le rôle de benjamin pour le conseiller du 2e arrondissement François Royer, qui ne compte que 14 petits camarades virtuels.

Concernant Twitter, un classement réalisé par SpinTank, une agence de communication sur internet, classe deux Lyonnais parmi les douze politiques français les plus suivis ! Gérard Collomb y figure à la neuvième place tandis que Romain Blachier, simple 9e adjoint de la mairie du 7e arrondissement, se trouve trois places derrière lui. Ce bilan flatteur doit être contrasté. Un seul autre élu local est inscrit sur Twitter. Il s’agit de Jean-Jacques Queyranne, le président de la région Rhône-Alpes. Alors autant le dire dans un euphémisme, la folie des réseaux sociaux n’a pas contaminé les élus lyonnais.

Surtout que la philosophie de ses sites (échange et discussion) n’est pas vraiment respectée par les élus. Sur le site Facebook de Gérard Collomb comme sur sa page Twitter, la communication est plutôt unidirectionelle. Le maire, comme tous les autres élus lyonnais d’ailleurs, s’en sert pour faire des annonces ou mettre des liens vers les derniers billets de son blog mais jamais pour répondre à un « ami ». « Internet est un espace libre, sans règle, personne n’est obligé d’être interactif », répond-on au bureau du maire. Certes. Heureusement que tout le monde ne pense pas ainsi. Romain Blachier est de ceux-là. « Twitter, c’est humainement sympa, confie-t-il. J’aime bien pouvoir partager des éléments de la vie privée. Mais je ne suis pas important politiquement, alors je peux me le permettre. » Erreur.

Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoît Hamon, qui ont participé ce mardi au premier débat sur Twitter, sont des personnages politiques de taille qui jouent le jeu du web 2.0. « Cela n’a aucun intérêt d’utiliser les réseaux sociaux pour faire une comm’ traditionnelle, ceux qui essaient se lassent vite », juge la secrétaire d’Etat. Apparemment, pas si vite que ça !

Thomas Genty

Facebook et Twitter : comment ça marche ?

Facebook permet à chaque utilisateur d’avoir un « profil » où l’on peut mettre photos, liens ou humeur du moment… Mais surtout le site permet de visiter les « profils » de ses « amis » et de s’envoyer des messages. Twitter dont l’usage est moins répandu en France, permet d’envoyer des tweets (messages dans le jargon de ses utilisateurs) limités à 140 caractères qui sont visibles pour tous les « followers » d’un usager. Ressemblant à Facebook, son utilisation plus simple l’a popularisé et a permis le développement de « tweets » plus ludiques qu’informatifs. Aux Etats-Unis, son usage y est beaucoup plus répandu. Les hommes politiques sont tous sur Twitter. Il existe même un site (Tweetcongress) qui regroupe tous les parlementaires. A quand un TweetParlement en France ?

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