Depuis le 1er janvier, soixante-treize braquages ont été commis dans l’agglomération lyonnaise, en zone police. Un toutes les trente-six heures. Des chiffres qui sont dans la lignée de ceux de 2009, l’année où le phénomène du braquage express a décollé.
La cible ? Les petits commerces ou supérettes qui n’ont pas les moyens d’investir dans une sécurité passive telle qu’elle existe désormais dans les banques et les supermarchés. Les auteurs sont généralement jeunes, et agissent le plus souvent dans l’improvisation totale.
Avec l’interpellation de l’homme aux yeux clairs et de ses vingt-neuf braquages commis en zone police, ce ne sont pas moins de 40 % des vols à main armée qui sont d’un seul coup résolus.
Cette affaire succède à un autre joli coup de filet réalisé une semaine auparavant par les mêmes policiers de la Sûreté Départementale. Là encore au prix d’un important dispositif de surveillance, avec la collaboration des gendarmes de la brigade des recherches de Bron.
Le 15 avril, les filatures ont permis de localiser deux individus qui venaient de braquer l’agence postale de Charly, après avoir séquestré la postière. L’interpellation, particulièrement houleuse, a eu lieu à Vénissieux.
Avant d’être maîtrisés, les deux individus foncent à plusieurs reprises sur les policiers, en blessant quatre d’entre eux. L’opération reste un succès : les deux interpellés sont les auteurs de six vols à main armée. L’un, âgé de 22 ans, a été écroué. Son complice, qui est mineur, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Une décision contre laquelle le parquet a immédiatement fait appel, et dont la décision doit être rendue dans les prochains jours.
Deux coups de filets en une semaine qui aboutissent à eux seuls à 33 affaires élucidées. Avec les autres affaires traitées en 2010, le taux d’élucidation de la Direction départementale de la Sécurité Publique atteint le chiffre de 58 % pour des braquages. Sans doute un record. La psychose va-t-elle changer de camp ?
X. B

