Sur le registre des personnes inscrites à l’opération Tranquillité Vacances, Fabrice, brigadier-chef au commissariat du 2e arrondissement de Lyon, a relevé une douzaine d’adresses. Situées dans le même périmètre, elles constituent l’objectif de la patrouille de l’après-midi, qui va s’assurer que tout est normal en l’absence des occupants.
« Depuis trois ans que je m’occupe de cette opération dans le 2e, aucun des appartements ou des commerces surveillés n’a été cambriolé », se félicite Fabrice. Au cours de l’été 2008, 111 habitants de l’arrondissement ont signalé leur absence, soit auprès du commissariat, soit auprès de la police municipale qui, à Lyon, est étroitement associée à l’opération. Certains habitants de l’arrondissement, en particulier ceux qui passent plusieurs mois dans leur résidence secondaire, sont des habitués.
Aujourd’hui, le brigadier-chef et ses collègues, Sébastien et Samuel, découvrent une nouvelle adresse.
L’appartement se situe au dernier étage d’un bel immeuble de la place Carnot. « C’est à surveiller de près, il y a peu de passage et le risque de cambriolage est plus important », fait remarquer Fabrice. En redescendant, les trois policiers vérifient au passage qu’il n’y a rien d’anormal dans l’immeuble.
Lors de leurs visites, ils inspectent aussi les cours, prennent contact avec des riverains et glissent un avis de passage dans la boîte aux lettres. Il arrive aussi qu’ils se heurtent à un digicode, que le résident a omis de donner quand il s’est inscrit pour faire surveiller son appartement. La seule solution est de téléphoner à la personne sur son lieu de vacances ou, plus rapide, d’obtenir le renseignement auprès d’un magasin ou d’un autre habitant.
Est-ce l’effet « Tranquillité Vacances » ? De 2006 à 2008, le nombre de cambriolages a baissé dans l’arrondissement, indique le commissaire Cyril Pizoird. En revanche, une recrudescence significative a été enregistrée au printemps.
Cette vague de cambriolages, qui a affecté aussi le 6e et Caluire, est imputable en grande partie à des adolescents d’Europe de l’Est. Depuis l’importante opération de police, le 1er juillet dans l’Ain où plusieurs dizaines de Roms campaient sur des aires réservées aux gens du voyage, les vols par effraction sont nettement moins nombreux.
Mais l’été reste une période à risque et si la police s’implique dans la prévention des cambriolages, le voisinage a aussi son importance.
Surveillance mutuelle et vigilance accrue permettent en effet d’améliorer encore la protection, pour un retour de vacances sans soucis.
Christine Mérigot

