François Chabot, le proviseur de la Cité scolaire internationale de Lyon Gerland, vient d’être rétabli dans ses fonctions au grand dam des enseignants et parents.
Son éviction avait en effet été provoquée par une forte mobilisation en septembre. On lui reprochait notamment des défaillances en matière d’organisation et de gestion du personnel. Sous la pression – une grève massive – le rectorat de l’académie de Lyon l’avait remplacé. Le ministère de l’Education nationale avait ensuite produit un arrêté démettant officiellement le chef d’établissement de ses fonctions « dans l’intérêt du service ». Puis l’administration l’avait nommé dans un lycée du nord de la Bourgogne, à 270 kilomètres de son domicile familial.
Le proviseur avait alors saisi le tribunal administratif. Le juge des référés lui a donné raison et suspendu les décisions du ministère, condamné à verser deux fois la some de 800 euros au plaignant (1). Le rectorat a rétabli M. Chabot à la tête de la CSI et demandé au proviseur actuel – très apprécié – de ne plus venir. Ce rebondissement a provoqué une vive émotion, hier, au sein de cet établissement prestigieux, fort de nombreuses classes d’élite. Les parents et les enseignants ont adressé immédiatement une demande d’entrevue au rectorat de Lyon. Les seconds menacent de cesser le travail dès que leur ancien patron remettra les pieds à la CSI.
Hier, personne ne l’avait croisé dans les lieux.
M.F.
> NOTE
(1) Le ministère de l’Education nationale conteste la décision auprès du Conseil d’Etat.

