Dominique Poulet est entraîneur de boxe au Full Contact Gym (FCG), club multiboxe situé rue Paul Bert, et éducateur de rue. Une double casquette qui, outre des facilités en terme de mise à disposition, lui permet d’apporter une dimension sociale à ses activités sportives.
Car le public auquel il est confronté n’est pas forcément des plus faciles. « Mes sportifs sont parfois en foyer, d’autres sortent de prison », explique-t-il.
Pour Dominique, le social doit se mettre au service du sport et non l’inverse. « Nous avons besoin d’encadrement dans les clubs. Le sport n’a pas tous les moyens et c’est là où le social doit nous aider ». L’encadrement, un mot-clé. Pour l’entraîneur, fournir un bon encadrement, c’est prévenir et donc éviter les débordements.
Une sorte de cercle vertueux qui permettrait de remettre les jeunes dans la bonne voie.
Certes, le sport n’est pas un produit miracle. Certains boxeurs rebasculent du mauvais côté. Mais d’autres arrivent justement à s’en sortir grâce au sport. « Un jeune qui peut s’en sortir, ça se voit tout de suite s’il pratique, s’il est régulier. Après, notre rôle est de lui donner les cartes pour le faire grandir », explique Dominique. Ces « cartes », ce sont surtout des règles de vie. « Ces jeunes ressentent une sorte d’injustice vis-à-vis de la société. Nous, on leur apprend à s’adapter à des règles qui changent. Et puis la boxe, c’est un sport de combat, cela leur apprend à encaisser les coups et à en donner aussi, pas dans l’optique de faire mal, mais dans celle d’en ressortir plus fort. Tout cela dans un esprit d’éthique », confie l’éducateur.
À travers le FCG, Dominique ne vise pas l’élitisme.
Le « marche ou crève » n’est pas le credo de l’association. Mais si certains ont les capacités pour atteindre le haut niveau, et sans que cela se fasse au détriment de la majorité, alors pourquoi pas.
Il a ainsi dans son club quelques joyaux qu’il réserve pour de futures échéances, notamment olympiques en 2012, comme Hafid Romdhane, multisélectionnés en équipe de France.
Désormais, Dominique diversifie ses activités. Il propose ainsi aux jeunes des activités culturelles (spectacle de rue au Cap d’Agde par exemple), pour leur ouvrir d’autres horizons avec pour même objectif « de les sortir de la rue ».

