En négociation depuis un an, les nouveaux accords d’entreprise doivent être adoptés au plus tard vendredi. Avec la signature d’un ou de plusieurs syndicats, ou de manière unilatérale par la direction de Keolis Lyon
D’ultimes négociations d’ici vendredi permettront-elles à la direction de Kesport-lyon »target= »_blank »title= »sport lyon – foot – olympique lyonnais » >olis Lyon et à une partie des organisations syndicales, au moins, d’apposer une signature commune sur les nouveaux accords d’entreprise régissant à l’avenir la vie de l’entreprise ? Difficile de s’avancer. Hier les positions restaient figées comme elles le sont depuis plusieurs mois, en dépit de quelques avancées jugées encore trop timides ou floues par l’intersyndicale. La direction peut espérer que ses propositions de réunions bilatérales avec les syndicats rencontrent plus de succès que précédemment et viennent enfin débloquer une situation dans l’impasse. Dans tous les cas, il est trop tard désormais pour éviter la grève de 24 heures qui perturbera le réseau TCL aujourd’hui. Non seulement le préavis de grève n’a pas été levé mais le nombre de grévistes sera supérieur à celui des mouvements de 59 minutes de ces derniers jours, qui avaient du mal à mobiliser fortement les salariés. A défaut de ne pas gêner les usagers. Un baroud d’honneur pour une démonstration de force avant l’ultimatum de vendredi ? L’intersyndicale n’a pas cette analyse. Si, effectivement, aucun nouveau préavis de grève n’a été déposé pour une nouvelle action alors que le mois de juillet et les vacances se profilent, des menaces sont ouvertement avancées pour la rentrée de septembre en cas de décision unilatérale de la direction. Celle-ci ne manque pas de rappeler qu’un an après la dénonciation des accords d’entreprise en vigueur et des négociations engagées au début de l’automne dernier, il est temps de finaliser le projet de refondation sociale. Dès l’origine du projet, elle avait apporté des garanties sur l’emploi, les salaires, le 13e mois, les 35 heures et présenté un système de prévoyance plus équitable entre les salariés. Mais les problèmes sont apparus sur des questions « périphériques » que l’intersyndicale considère comme essentielles. Il en est ainsi de l’organisation du travail et de la plus grande souplesse que les nouveaux accords introduisent. Exemple : affecter les conducteurs à plusieurs lignes d’un même dépôt et non à une seule, rendre plus mobile le personnel de maintenance, ou encore modifier les temps de pause. Les syndicats refusent aussi que les compensations des jours de week-end travaillés soient systématiquement payées et non récupérables en repos. Le dernier projet de la direction, jugé insuffisant sur ce point, prévoit un compte épargne temps de 50 heures par semestre, ce qui suppose une annualisation du temps de travail. Celle-ci ne pourra se faire que si un ou des syndicats représentant au minimum 30 % du personnel signent les accords.

