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Pénélope retrouve enfin sa mère après 2ans

Publier le Mercredi, septembre 16, 2009

Vingt-quatre heures après avoir retrouvé sa fille à Athènes, Mathilde Anthouard ne cessait de répéter, hier : « Je veux profiter de Pénélope, je veux en profiter ». (1)

Enlevée par son père grec et cachée par celui-ci durant 696 jours, la petite Brignairote de 4 ans, lourdement handicapée, a montré une incroyable capacité d’adaptation. « C’est presque bizarre. Il y a eu de suite de grands moments d’échanges ».

Mathilde n’a été seule avec elle qu’à 17 heures (Ndlr : 16 heures en France) en quittant la brigade des mineurs. « Depuis, ce n’est que bonheur ».

Dans le logement athénien, qui a servi de QG à la maman lors de ses innombrables séjours, la petite n’a jamais été effrayée. Elle s’est exprimée en grec avec sa maman. « Elle m’a expliqué qu’elle couchait dans le lit de son papa. Alors, nous avons fait pareil… ».

Mathilde a mal dormi, « Pénélope a beaucoup bougé » comme depuis de longs mois mais pas pour les mêmes raisons.

« Au réveil, elle était un peu perdue. Je lui ai expliqué que j’étais sa maman ». La fillette n’a pas été surprise. De toute évidence son père, Kiriakos Orfanos, ne lui a pas caché son existence. « Des amis sont venus le soir à la maison. A un moment je me suis absentée dans une autre pièce. Elle m’a réclamée. Elle avait bien fait la différence ».

De ces deux ans encore très mystérieux, Mathilde ne sait toujours rien. « J’ai eu Kiriakos au téléphone aujourd’hui (hier). Mais cela a été bref. Je lui ai passé Pénélope ». Un père fiché depuis deux ans par Interpol et qui est reparti libre, de même que ses parents, de la brigade des mineurs. Un autre mystère. Mathilde sait une chose, l’alimentation de sa fille. Une fixation chez son ex-belle famille convaincue que la maladie génétique rare de Pénélope pouvait se soigner avec des olives et le soleil grec. « C’est vrai qu’elle a grossi et grandi » sourit Mathilde.

Laquelle a repris une vie de mère. « Nous sommes allés acheter des couches, une poussette… » A l’air libre, toutes les deux. Libres, mais discrètement protégées jusqu’à leur retour en France. « Je ne sais pas quand je vais revenir. Nous ne sommes ensemble que depuis 24 heures. J’ai encore besoin de lui dire qu’elle est belle. Je ne suis pas pressée ».

La psychomotricienne a retrouvé l’air coquin de sa fille. Elle n’est pas angoissée. Le lien est en train de se créer… Pénélope passera des examens, mais à son retour en France ».

Les retrouvailles ont-elles été conformes à ce que la maman rêvait depuis des mois ? « C’est tout à fait ce que j’imaginais ».

Et cette mère de garder son cap : « Oui Pénélope reverra son père. Mais je ne sais pas quand ».

Patrick Veyrand

> NOTE

(1) Voir notre édition du 15 septembre 2009 ou ici : http://www.guide-de-lyon.fr/index.php/ville-lyon/la-grece-emue-par-la-mere-de-penelope-600.html

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