La pandémie dans les services du Grand Lyon ? Cela pourrait ressembler à un banal mois d’août où la moitié du personnel est en vacances, à en croire Jacky Darne. Selon le vice-président chargé des ressources, les services du Grand Lyon sont en effet « en situation de faire face sans difficulté » à la pandémie. Et s’il faut affronter à la fois, une longue grève des TCL, la neige et la grippe « on tiendra le coup quand même ! », a assuré l’élu, hier, lors d’une conférence de presse.
Le plan de continuité d’activité (PCA) a été bâti sur des hypothèses allant de 30 à 50 % d’absentéisme et prévoit de multiples mesures pour continuer à assurer les missions de service public. Priorité sera donnée à l’hygiène et tout d’abord au ramassage et au traitement des déchets ménagers.
Le personnel du service propreté sera d’ailleurs l’objet de toutes les attentions : sur les 700 000 masques de protection individuelle (FFP2) achetés, il est prévu d’en réserver 5 par jour pour chacun de ces 1 000 employés (contre 2 à 3 dans les autres services) qui seront aussi vivement incités à se faire vacciner. Selon le taux d’absentéisme, la collecte sélective pourra être supprimée, les habitants chargés de sortir et rentrer eux-mêmes les bacs et certains jours de collecte supprimés. Le nettoyage de la ville est aussi susceptible d’être affecté, même s’il reste une priorité. Seul le déneigement de la voirie pourra passer en premier afin de permettre la continuité des autres activités. Au titre de ses autres missions, le Grand Lyon mettra l’accent sur la continuité de la distribution d’eau potable, l’évacuation et le traitement des eaux usées, l’exploitation et la maintenance des tunnels, la surveillance de la circulation et la mise en sécurité des équipements qui lui sont rattachés.
Tout ce dispositif devrait être lancé progressivement à partir d’un taux d’absentéisme de 25 %. Il vient d’être testé pendant trois jours par le personnel, placé en situation de crise, enfermé pendant trois heures dans une salle avec un masque sur le visage… « L’important est de pouvoir anticiper, en fonction des capacités, sur les mesures à prendre », explique Jean-Yves Latournerie, directeur des services.
Au total, le coût de ces mesures de prévention s’élève à un peu moins d’un million d’euros.
Sylvie Montaron

