Arrivant de Barcelone, Benjamin Kalou n’avait que son passeport nigérien et son billet d’avion à présenter lorsqu’il a atterri à Saint-Exupéry, le 15 juillet. Mais lors de son passage aux douanes, il a sorti deux téléphones portables.
Singulier pluriel pour un voyageur sans bagage, suffisant pour attirer l’attention des douaniers qui ont retenu le suspect pour procéder aux vérifications appropriées. Examens radiographiques qui ont révélé la présence dans son estomac d’une quantité de petits objets sphériques. Le temps et la nature faisant leur œuvre, l’homme finit par restituer la marchandise : pas moins de 66 ovules de plastique renfermant chacun une boulette de cocaïne ; soit 1,100 kg de drogue. En garde à vue, le passeur – une « mule », dans le jargon des enquêteurs- a reconnu avoir absorbé les stupéfiants à Barcelone, peu avant son vsport-lyon »target= »_blank »title= »sport lyon – foot – olympique lyonnais » >ol pour Lyon où il devait assurer la livraison. Après un acompte de 400 euros en Espagne, il devait toucher un solde de 500 euros, une fois délivré de sa marchandise. Rétribution dérisoire par rapport au cours de la cocaïne qui se négocie à 40 euros le gramme ! Même si au Niger, 900 euros représentent une fortune, les commanditaires de ce transport illicite ont pris leur mule pour un pigeon ; tout en lui faisant courir un risque mortel en cas de perforation des emballages. Pour autant, le convoyeur est resté muet comme une carpe quant au fournisseur et au destinataire. Sans le faire passer pour une blanche colombe, son avocate a tenté de plaider les effets de la situation économique au Niger ; mais au vu de la quantité et de la nature du produit stupéfiant, soulignées par le procureur, le tribunal a prononcé une peine de deux ans de prison.

