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Sécheresse sévère dans le Rhône

Publier le Jeudi, août 20, 2009

La préfecture du Rhône a communiqué hier les constatations effectuées par comité sécheresse du 14 août et les nombreuses interdictions prises suite à cette situation préoccupante.

Hormis le Rhône et la Saône, les cours des eaux superficielles du département ont en effet des débits très bas et inférieurs aux débits les plus bas observés tous les cinq-dix ans. Des mesures d’interdiction ont donc été prises sur tous les cours d’eau et leurs nappes d’accompagnement du département. Ces mesures s’appliquent à toute personne qui prélève dans ces ressources.

Les niveaux des eaux souterraines sont également alarmants. Les niveaux de la nappe phréatique profonde (pliocène) du val de Saône se situent ainsi en dessous de niveaux les plus bas observés tous les dix ans. Pour la nappe du Garon et la nappe d’accompagnement du fleuve Rhône, les niveaux sont en dessous de niveaux les plus bas observés tous les cinq ans. Des mesures de restriction ont donc été prises pour tous les prélèvements. Les nappes du couloir de Meyzieu et du couloir d’Heyrieux restent, elles, en situation de vigilance. Les usagers d’eau potable via les réseaux de distribution publics ne sont pas concernés par ces mesures mais la préfecture invite chacun « à faire preuve de respect de l’usage de la ressource et de prendre toute disposition pour économiser l’eau, en utilisant pour les besoins non domestiques la récupération des eaux de pluies ». Des mesures de restrictions avaient déjà été prises lors du comité sécheresse du 16 juillet.

Malgré des orages localisés, courant juin et début juillet, les précipitations sont restées inférieures à la normale depuis mars alors que les températures étaient largement supérieures aux normales saisonnières. Les cours d’eau ont réagi à la baisse à ce déficit pluviométrique et les écoulements ont été bas pour la saison. Concernant les eaux souterraines, si 2008 a été très humide et a permis de reconstituer une partie du déficit issu des années précédentes, les précipitations de l’hiver ont été inférieures à la normale, tandis que localement les consommations d’eau potable ont augmenté, notamment lors des périodes de forte chaleur.

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