Une grève de 24 heures probable mardi prochain
Les négociations sur les nouveaux accords d’entreprises de Keolis Lyon, entamées il y a un an, arrivent dans leur dernière ligne droite. Une nouvelle série de grèves de 59 minutes est engagée depuis le 15 juin dernier, alternativement matin et soir. Elle doit s’achever par une grève de 24 heures le 30 juin, mardi prochain. Un préavis a été déposé par l’intersyndicale de longue date et il est aujourd’hui peu envisageable qu’il soit levé. Il était trop tôt hier pour avoir des prévisions de l’impact de cette action qui intervient à quelques jours de la date butoir de la signature des accords d’entreprise transmis par la direction aux organisations syndicales lundi dernier.
Celles-ci ont jusqu’au 3 juillet pour les parapher. La direction assure que cette date ne sera pas reculée, mais que de nouveaux entretiens peuvent avoir lieu d’ici là. Les syndicats demandent « de vraies négociations et des réponses aux questions qu’ils ont formulées ». Des garanties sur les salaires, les 35 heures, avaient été apportées immédiatement par Keolis Lyon, mais les divergences se sont focalisées notamment sur la nouvelle organisation du travail exigeant plus de souplesse, ou encore la récupération des jours de week-end travaillés. Si des pas ont été franchis, des désaccords profonds demeurent et les syndicats déplorent un flou sur plusieurs points. Pour être validés en l’état, ces accords doivent être signés par des syndicats représentant au moins 30 % des salariés. Si par défaut, ils sont adoptés unilatéralement par la direction, toutes leurs dispositions ne pourront être appliquées.
Chaque partie estime que c’est l’autre qui aurait le plus à y perdre.

