Selon les services de police, « il est indéniable que la situation s’est améliorée : le nombre de faits criminels, et en particulier des bagarres a diminué, les opérations de lutte contre les dealers de drogue se sont multipliées. Et les forces de l’ordre peuvent intervenir sur le quartier sans avoir à être en nombre, comme c’était encore le cas il y a cinq ou six ans », se satisfait le commissaire du 1er arrondissement. « Paradoxalement, si les progrès sont réels, la demande de tranquillité est de plus en plus forte. Dans ces rues, les efforts déployés par la police depuis janvier 2008 ont abouti à près de 200 interpellations, et depuis six mois les moyens mis en œuvre ont été sans précédent, avec plusieurs dizaines de policiers présents les nuits des jeudis, vendredis et samedis de 21 à 3 heures. La délinquance a reculé de plus de 30 % entre 2008 et 2009, avec un taux d’élucidation de 58 % ». « Mais au-delà, la lutte contre l’insécurité, qui fait office de paravent pour provoquer une réaction des pouvoirs publics, commente le policier, la revendication première des habitants est que ces petites rues du centre-ville retrouvent leur calme pendant la nuit et que des travaux de réhabilitation du quartier soient engagés. Schématiquement, les habitants se plaignent depuis plus de dix ans du bruit
et des incivilités commis par les clients des bars, surtout rue Sainte-Catherine ». Cette décision préfectorale fait suite aux nombreuses plaintes des riverains qui se sont exprimées au travers de courriers adressés à la préfecture, à la mairie et à la presse depuis novembre 2008.
La délinquance a reculé de plus de 30 % entre 2008 et 2009,
avec un taux d’élucidation de 58 % / Archives Pierre Augros

