« Lorsque vous recevrez cette lettre, vous me trouverez morte. » Hier matin, le préposé au courrier du Service départemental d’incendie et de secours manque de tomber à la renverse. Surtout que les lignes qui suivent ne sont guère plus engageantes : « Je suis dans tel hôtel, dans telle chambre. Je suis désolée de solliciter vos services, mais je ne souhaite pas être découverte par un tiers. Cordialement ».
Si les pompiers sont régulièrement avisés de tentatives de suicide par téléphone, la voie postale est sans doute une première. Le premier réflexe est alors de regarder le cachet de La Poste. Coup de chance, la lettre a été postée la veille à Villeurbanne. Très vite, la chaîne de secours s’organise. Le directeur de l’hôtel, un établissement de standing situé dans le 3e, est avisé. Un équipage de pompiers et un autre du Smur arrivent sur place vers 9 h 30. Dans la chambre de l’hôtel, il y a bien une personne qui a pris des médicaments, mais cette dernière est encore consciente. Elle est prise en charge par les secours et peut être évacuée vers un hôpital.
Aux dernières nouvelles, les jours de cette jeune femme âgée d’une trentaine d’années n’étaient pas en danger. On ne sait pas si la dose de médicaments pouvait engager, à terme, son pronostic vital, mais il était en tout cas préférable que l’intervention ne traîne pas trop.
X.B

