Un calvaire, c’est ce qu’ont vécu les usagers de la SNCF ce week-end. Avec la multiplication des annulations et l’affluence des vacances scolaires, pas facile d’avoir un train, Mes problèmes commence vendredi midi. Connaissant l’avis de grève de la SNCF, je consulte le site internet afin de connaître l’état du trafic. Je rentre les coordonnées de mon train : le site m’annonce qu’il est annulé. !À la gare, en revanche, le panneau d’information annonce mon train. Comme si de rien n’était ! Pourtant, dix minutes avant le départ pour ce train à destination de Montpellier, l’annonce disparaît purement et simplement. Sans aucune autre information.
Panique pour un grand nombre d’usagers. Un agent recommande aux voyageurs d’emprunter le train à destination de Marseille, qui fera exceptionnellement un arrêt à Valence TGV. La fréquentation est honnête pour ce vendredi midi mais les voyageurs perdus et mécontents.
Arrivés à Valence, nous voici débarqués sur le quai à devoir attendre une correspondance quarante-cinq minutes plus tard venant de Paris.
Problème, un autre train doit lui aussi effectuer un arrêt exceptionnel à Valence pour débarquer des voyageurs à destination de Montpellier. Nous voici donc, usagers de deux TGV différents, attendant une correspondance en provenance de la capitale. Il est peu surprenant à l’arrivée du train de voir qu’il est bondé.
C’est dans des conditions inadmissibles que la suite du voyage se déroule. Femmes, enfants, vieillards partagent à deux voire trois les fauteuils. Mais comme la place manque toujours, c’est sans autres choix que le reste des usagers voyage debout, collés les uns aux autres dans les couloirs et escaliers du TGV.
Pour le retour lundi matin, c’est la même musique. Les deux premiers TGV sont annulés, la seule solution pour les voyageurs désirant rejoindre Lyon est donc d’emprunter le TGV de 8 h 24. Sur le quai, les voyageurs jouent des coudes. La place est chère quand on sait il n’y a qu’un TGV dans la matinée. Au lieu des quatre ou cinq habituels. C’est une foule, massive, compacte et fortement énervée qui attend de pied ferme un TGV qui arrive complet.
Vingt minutes s’écoulent afin de désemplir et surtout de remplir le train qui n’est même pas doublé.
Là encore, les conditions sont exécrables, tout le monde s’entasse sur les fauteuils, avec jusqu’à six personnes par carré. La foule est telle que les gens doivent se masser dans les toilettes et les couloirs. Et c’est avec presque une heure de retard que nous arrivons à Lyon. Epuisés par un voyage électrique.
Jean-Benoit Foucart

